egales paris 18


Où sont les Sans-Papiers en grêve à Paris ?
juin 11, 2008, 10:13
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Des infos sur les mobilisations des Sans Papiers en grêve datant du 8 juin, qui viennent de la CGT et AT
Paris 7
BRETEUIL, MELROSE et LA MUETTE 3 place de Breteuil – 75007 Métro : Duroc
(Restaurant) CGT

Paris 8
BISTRO ROMAIN - 122 avenue des Champs Elysées – 75008 en grève depuis le 20 mai Métro George V
(Restaurant) CGT

QUICK  120 avenue des Champs Elysées – 75008 Métro George V
(Restaurant) CGT
Vendredi 6 juin de 12 à 14 H : rassemblement de lutte
Devant le Bistro Romain et le Quick 122 avenue des Champs Elysées.
ECHEC A L’EXPULSION DES GREVISTES
Quick et Papa le vendredi 30 mai :
Quick : le juge a désigné un médiateur qui se rendra sur les lieux afin d’entendre les deux parties et de se rendre compte de la situation sur le lieu de grève. Le jugement sera rendu sur la base du rapport établi.
Papa : une tentative de conciliation a eu lieu le jour de l’audience. Celle-ci a échoué, l’employeur ne voulant entendre parler d’autre solution que l’expulsion des grévistes et l’autorisation d’embaucher des intérimaires pour les remplacer ! Les velléités de l’employeur ont été refusées et le juge a demandé une médiation. Celle-ci a lieu le 5 juin.
Rappelons que contrairement à d’autres restaurants occupés, c’est le patron qui, dès le 15 avril, a décidé la fermeture totale du restaurant.

LE MARKET 15, avenue Matignon 75008 en grève depuis le 20 mai Métro Franklin Roosevelt
(Restaurant)
9 salariés sur 11 du restaurant Market ont été régularisés le 28 mai, les salariés ont décidé de suspendre la grève. Ils attendent les deux dernières régularisations.
MARIUS et JEANNETTE(Groupe Richard), avenue Georges V – 75008  Métro Alma Marceau.
(Restaurant)

PASTA PAPA 1bis, rue Jean Mermoz – 75008 en grève depuis le 20 mai
(Restaurant) Solidaires CNT, CSP75
2 nouvelles régularisations sont effectives pour les salariés de chez PAPA, 2 autres devraient l’être dans les heures qui viennent, ce qui porte leur nombre à 23.
Chez PAPA, la direction a demandé un référé d’expulsion : audience le 30 mai à 14 heures. L’Union Départementale appelle tous les militants et les travailleurs régularisés à soutenir les salariés de chez PAPA rendez-vous vendredi 30 mai à 13h45
Au Palais de Justice - Salle des Pas perdus
Métro Cité

Paris 9
Pizza Marzano SARL Mountain Pizza Company, 30 boulevard des Italiens – 75009 Paris. Métro Opéra
6 régularisations ont déjà été obtenues. 4 salariés seraient « régularisables » sur le département 93 !

Paris 10
GSS - 34 rue Bonne Nouvelle – 75010 Métro Bonne Nouvelle
(Restaurant) CGT
La chaîne de restaurant « Chez Papa », 206 rue Lafayette – 75010 Paris. Métro : Louis Blanc
23 régularisations à ce jour ;  2 ou 3 seraient en bonne voie.

Paris 11
MA NET – 138, rue du Chemin vert 75011 Métro Père Lachaise

Les nouvelles envoyées à la section paris 10/11 le 29/05
Huit travailleurs sans papiers de la société “MA NET” (entreprise de sous-traitance hôtelière) se sont mis en grève vendredi pour leur régularisation.
Sept femmes et un homme occupent actuellement l’entreprise qui se compose, au 138 rue du Chemin Vert de quelques minuscules bureaux, occupés normalement par l’employeur et 3 ou 4 employés sur place. L’activité de l’entreprise consiste à fournir des femmes et hommes de chambre (au moins 100 à 150 personnes) à une série d’hôtels dans tout Paris (du 2 au 4 étoiles).
Salaire mensuel : 400 euros environ.
Sur l’ensemble des sites actuellement en grève et occupés par des travailleurs sans papiers, c’est la première entreprise où des femmes sans papiers se mettent en grève.
Mais la situation est fragile et difficile.
La section LDH 10-11 fait parti du collectif de soutien en vue de leur régularisation.
Si vous avez du temps pour passer les voir, les soutenir, dans des créneaux, le matin, 7h30-09h00, le soir 18h-20h, pour l’ouverture et la fermeture de l’entreprise par le patron qui sont des moments sensibles. Sinon, à tout autre moment de la journée, suivant vos disponibilités.
La nuit, deux personnes dorment également sur place avec les grévistes.
Suite à une réunion du collectif de soutien nous avons mis en place un planning pour la semaine avec les disponibilités de chacun.
Tous ceux qui peuvent consacrer, ne serait-ce qu’une heure, à ce soutien, sont indispensables : ils ne doivent pas hésiter à venir.
D’abord parce que ce soutien est essentiel moralement pour les grévistes, et ensuite parce que cette présence dissuadera le patron de s’acharner contre eux.
N’hésitez pas à me contacter.
Véronique : 0624268210
Pour le soutien financier, si vous désirez faire un don, vous pouvez l’envoyer directement à Laurette notre trésorière, chèque à l’ordre LDH section 10-11.
Adresse postale : Laurette Seiler : 24 rue Léon Frot 75011 Paris
On a besoin de vous.

Les nouvelles :
2 salariés ont reçu une autorisation provisoire de séjour. Ils sont convoqués à nouveau le 11 juin à la préfecture.
Un collectif de soutien constitué de nombreuses organisations syndicales, associatives et politiques du 11 ème s’est  créé. Il se réunit tous les lundis à 19 heures afin d’établir le planning de travail de la semaine.
Deux tracts ont déjà été élaborés.
Samedi 7 juin à midi, aux abords de l’entreprise, un pique-nique de solidarité est organisé au cours duquel il sera fait appel à la solidarité financière par la vente de l’affiche et du maillot de la lutte : « on bosse ici, on vit ici, on reste ici »

Paris 12

BARRIO LATINO et BARLOTTI 46/48 rue du faubourg Saint-Antoine – 75012 métro Bastille
(Restaurant) CGT
Le 3 juin, en fin d’après-midi, la direction du restaurant a refusé aux salariés grévistes, qui étaient sortis de l’établissement pour diffuser des tracts et faire signer la pétition, de rentrer à nouveau dans le restaurant ce qui a eu pour conséquence la séquestration des 20 autres salariés grévistes restés à l’intérieur de l’établissement. Des militants parisiens se sont tout de suite rendus sur place et ont fait constater par voie d’huissier l’entrave au droit de grève que constitue une telle initiative de l’employeur. Cette pièce a été portée au dossier dans le cadre du référé.
L’employeur ayant entravé la libre circulation des employés dans un lieu public, la juge lui a signifié qu’il s’était rendu coupable d’entrave syndicale. Elle a demandé qu’un accord intervienne entre les grévistes et la direction pour permettre aux salariés de poursuivre leur action et l’occupation de l’entreprise. Elle a rappelé à l’employeur que l’occupation sur le site du Barrio Latino concernait deux restaurants (Barrio Latino et Barlotti) et qu’en conséquence il pourrait y avoir deux piquets de grève.

AFTAM siège : 16/18 rue Saint-Eloi – 75012 Métro Reuilly Diderot
(Nettoyage) CGT

EDREA – rue Taine – 75012
Solidaires
Il y a eu gréve. Puis accord employeur/salariés : arret de la gréve et de l’occupation, et l’employeur fait tout ce qu’il peut pour les régulariser.
Dépot de dossiers en Pref CRE 14e prévus mardi et mercredi.
Soutien d’un élu. PS  + les autres élus en attente.

Communiqué de presse
Nous habitant-e-s, membre du conseil municipal et/ou représentant-e-s de partis politiques, d’organisations syndicales, d’associations et d’entreprises du 12ème, réuni-e-s, Jeudi 29 mai, à la mairie de notre arrondissement, alerté-e-s par la situation inacceptable des travailleurs sans papiers actuellement en grève pour obtenir leur régularisation, avons communément décidé d’apporter notre plein soutien politique, matériel et financier à leur lutte.
Face à l’arbitraire du dépôt et du traitement des dossiers à la préfecture de police de Paris, nous exigeons que toutes les demandes de régularisation soient le plus rapidement satisfaites.
Nous appelons la population à se mobiliser massivement pour soutenir leur combat qui est aussi le nôtre.
En présence de : Association Femmes Intercultures, Attac , Collectif Vigilance pour les Droits des Étrangers -RESF, Comité pour un Nouveau Parti Anticapitaliste, Commune Libre d’Aligre, Gauche Alternative, LCR, Ligue des Droits de l’Homme, PCF, PS, Solidaires, Sud PTT, Sud Rail, UL CGT.

Paris 13
BATEG– Entreprises sous traitantes de la COGETIM – 6/8 rue Xaintrailles 75013 Métro Olympiades
(BTP)
10 régularisations ont eu lieu : 7 chez Deremet, 3 chez Bateg.
Des régularisations sont en cours pour les salariés d’Arcadem.
Un employeur du site refuse de payer la taxe ANAEM, ce qui empêche la régularisation des salariés de cette entreprise
29 salariés sont en grève sur ce site. La solidarité financière est une préoccupation constante pour pourvoir aux besoins quotidiens, notamment les repas pour lesquels une dépense minimale de 150 euros est nécessaire.
Avec le soutien de : Alternatifs, Altenative Libertaire, CGT, CNT, Collectif pour un Nouveau Parti Anticapitaliste, LCR, LDH, MRAP, PCF, PS, RESF, SUD, Les Verts

Paris 15
CASTRO – 10 rue Mademoiselle – 75015 Métro Commerce
(Nettoyage) CGT
Sur 10 salariés sans-papiers, 5 sont en grève et se partagent un local de 15 mètres carrés.
L’employeur refuse de remplir les documents CERFA tant que l’occupation sera maintenue.
De nombreuses initiatives sont prises. 600 signatures ont déjà été recueillies sur la pétition. Depuis le 4 mai, les salariés grévistes se rendent sur chacun de leur lieu de travail, c’est-à-dire les immeubles dans lesquels ils font le ménage, pour proposer aux habitants la signature de cette même pétition.
Le 4 juin également, un représentant de la Ligue des Droits de l’Homme est venu leur apporter son soutien.
Cette lutte, qui se déroule dans un environnement hostile, est très dure. Ces travailleurs ont besoin de soutien.


Paris 16

GMPC SARL »La Gare » 19 Chaussée de la Muette – 75016 Métro La Muette
(Restaurant) CGT

5 salariés étaient convoqués le 3 juin à la préfecture. 4 ont été régularisés, une APS (Autorisation provisoire de séjour) a été délivrée au cinquième, car, le concernant,  la préfecture n’avait pas encore reçu l’autorisation de la DDTE. Il sera reconvoqué fin juin.
En effet, les promesses d’embauche (CERFA) doivent être communiquées à la DDTE (Direction départementale du travail et de l’emploi) qui les valident et les renvoient à la préfecture.
7 autres seraient « régularisables » dans les départements 91, 92 et 93. Les 8 derniers ne seraient pas tous « régularisables » aux dires de la préfecture qui exige cinq années de présence sur le territoire avec preuves !
L’occupation se « durcit », c’est à dire que les salariés ont décidé de la rendre plus visible pour les clients du restaurant et la population. Des animations régulières, avec tam tam,  sont prévues devant l’établissement. Un tract en préparation accompagnera la signature de la pétition.
Le 3 juin, l’inspection du travail interpellée par la CGT est intervenue auprès de la direction pour faire cesser le recours aux intérimaires afin de remplacer les grévistes. La direction a obtempéré.
Les salariés ont décrété la grève jusqu’à la régularisation de tous les salariés sans-papiers du restaurant.

Paris 17

Siège CDT - 15 rue d’Estrée – 75017 Métro St François Xavier
Chantier Mairie du XVIIème   (BTP) CGT

AURA SARL - 26 rue Salenave - 75017
(Nettoyage) CGT
En soutien aux salariés sans-papiers des entreprises Aura et CDT, un rassemblement festif aura lieu où chaque participant pourra apporter son pique-nique :
SAMEDI 7 JUIN A PARTIR DE 12 HEURESDEVANT LA MAIRIE DU 17ème
Métro Rome


Paris 19

FABIO LUCCI
Depuis le 28 mai, tous les salariés sans-papiers en grève de la sécurité des magasins Fabio Lucci sont REGULARISES


Paris 20

DMMS - 17 rue Pelleport – 75020 en grève depuis le 20 mai Métro Porte de Bagnolet
(Nettoyage) CGT avec le soutien (liste non exhaustive) de UCIJ 19/20 et Quartier Solidaire Belleville
Le 3 juin, 7 salariés sur 11 ont été convoqués en préfecture, 6 ont obtenu une APS d’un mois et sont re convoqués pour régularisation le 6 juin. La DDTE n’avait pas encore validé les promesses d’embauche.
Pour le dernier, les preuves de présence sur le territoire ont été jugées insuffisantes. Il est re convoqué.
De nombreuses initiatives sont développées : présence sur les marchés de l’arrondissement, prise de parole à la mairie à l’occasion de parrainages de sans papiers, constitution d’un comité de soutien…
Une manifestation unitaire (syndicats, associations, partis politiques) aura lieu le 11 juin dans l’arrondissement. Elle partira à 18 heures de l’entreprise DMMS pour se rendre à la mairie du 20ème où une réunion publique aura lieu à 18 h 30 dans la Salle des fêtes.



Spéculation et crises : ça suffit
avril 8, 2008, 8:55
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Une pétition demandant :
- l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
- la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 4 8) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

a été lancée par un collectif d’économistes français (Geneviève AZAM, Thomas COUTROT, Jean-Marie HARRIBEY, Frédéric LORDON, Dominique PLIHON, …, tendance attac, quoi !) et du reste de l’Europe également (je ne les connais pas vraiment, donc je mets des noms un peu au hasard : Elmar ALTVATER (Allemagne), Claude CALAME (Suisse), John CHRISTIANSEN (Suede), Miren ETXEZARRETA (Espagne), Marica FRANGAKIS (Grèce), Daniel TANURO (Belgique) , … ). Elle est soutenue par des médias : L’Humanité, Le Monde Diplomatique, Politis, L’émission Là bas si j’y suis, Flamman (Suède), Trybuna Robotnicza (Pologne), Publico (Espagne), Il Manifesto (Italie), Tageszeitung (Allemagne).

Voilà le texte :

La finance déréglementée détruit les sociétés. Silencieusement, au quotidien, quand les actionnaires pressurent les entreprises, c’est-à-dire les salariés, pour en extraire davantage de rentabilité, au Nord comme au Sud. A grand spectacle et avec fracas dans les crises aiguës où se révèlent brutalement les invraisemblables excès de la cupidité spéculative et leur contrecoup sur l’activité et l’emploi. Chômage, précarisation, accroissement des inégalités : les salariés et les plus pauvres sont voués à faire les frais soit de la spéculation, soit des nuisances du krach qui s’ensuit.

Depuis deux décennies, le cours de la finance mondiale n’est qu’une longue suite de crises : 1987, krach boursier ; 1990, crise immobilière aux Etats-Unis, en Europe et au Japon ; 1994, krach obligataire américain ; 1997 et 1998, crise financière internationale ; 2000-2002, krach internet ; 2007-2008 enfin, crise immobilière et peut-être crise financière globale.

Pourquoi une telle répétition ? Parce que toutes les entraves à la circulation des capitaux et à l’« innovation » financière ont été abolies. Quant aux banques centrales qui ont laissé enfler la bulle, elles n’ont plus d’autre choix que de se précipiter au secours des banques et des fonds spéculatifs en mal de liquidités.

Nous n’attendrons pas la prochaine crise sans rien faire et ne supporterons pas plus longtemps les extravagantes inégalités que la finance de marché fait prospérer. Parce que l’instabilité est intrinsèque à la déréglementation financière, comment les dérisoires appels à la « transparence » et à la « moralisation » pourraient-ils y changer quoi que ce soit - et empêcher que les mêmes causes, de nouveau, produisent les mêmes effets ? Y mettre un terme suppose d’intervenir au cœur du « jeu », c’est-à-dire d’en transformer radicalement les structures. Or, au sein de l’Union européenne, toute transformation se heurte à l’invraisemblable protection que les traités ont cru bon d’accorder au capital financier.

C’est pourquoi nous, citoyens européens, demandons :
- l’abrogation de l’article 56 du Traité de Lisbonne, qui, interdisant toute restriction à ses mouvements, offre au capital financier les conditions de son emprise écrasante sur la société. Et nous demandons également
- la restriction de la « liberté d’établissement » (art. 4 8) qui laisse l’opportunité au capital de se rendre là où les conditions lui sont le plus favorables, et permettrait ici aux institutions financières de trouver asile à la City de Londres ou ailleurs.

Si par « liberté » il faut entendre celle des puissances dominantes, aujourd’hui incarnées dans la finance, d’asservir le reste de la société, disons immédiatement que nous n’en voulons pas. Nous préférons celle des peuples à vivre hors de la servitude de la rentabilité financière.

Pour signer cette pétoche, cliquez du mulot sur